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Rappelez-vous, en début de semaine nous vous annoncions que nous allions participer à notre première vente aux enchères immobilières. L’audience a eu lieu ce matin à 9h30. Mme P était présente. On vous raconte le dénouement…

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Le récit par Mme P

Ce matin chèque de banque et pouvoir de l’avocat en main, je me suis rendue au tribunal aux côtés de notre avocat afin d’enchérir sur le studio marseillais. La salle d’audience était bien remplie mais comme il y avait plusieurs biens en vente, je n’avais aucune idée de qui étaient « nos adversaires potentiels ». Le bien qui nous intéresse est le premier à passer. La mise à prix du bien est de 15 000 €.

La juge annonce l’ouverture de la vente.

Silence de morts dans la salle. Les secondes passent et personne n’enchérit ! Finalement, notre avocat annonce une enchère de 16 000 €. Et là, « nos adversaires » sortent de leur léthargie et les enchères montent peu à peu. Il me semble qu’il y a 5 ou 6 enchérisseurs différents. Par moment, tout va très vite et à d’autres, les avocats laissent passer plusieurs secondes avant de surenchérir. J’ai un adversaire assis juste à ma droite. Très rapidement, je comprends d’après les regards de désolation que lui lance son avocate, que son prix maximum est bientôt atteint. A 23 000 €, il n’est plus de la partie. Bientôt nous ne sommes plus que 3 enchérisseurs et les enchères continuent de monter. Petit à petit, je vois notre budget maximum se rapprocher. Notre avocat annonce 43 000 € (notre budget maximal pour cette vente). Suspenseeeee….

Et 10 secondes plus tard, j’entends 44 000 €. Arrghhh

….45 000 €. Long silence dans la salle, mon avocat m’interroge. (Faut dire que pendant longtemps avec Mr P nous avions hésité à fixer notre limite à 46 000 €). Je me dit s’il part à 46 000 €, on va être dégoutés mais en même temps, le prix peut encore s’envoler… Je renonce : notre règle de base est de ne JAMAIS dépasser la limite fixée à l’avance.

J’ai bien fait, les enchères continuent de monter 46 000 € ….. 47 000 € ….. 48 000 € ….. 49 000 € ….. 50 000 € !! Adjugé, vendu ( mais pas à Mr et Mme P :-))

 

Avons-nous raté une bonne affaire ?

L’appartement en question est loué 600 € par mois, d’aprés les informations que nous avons eues du syndic, les charges sont trés faibles : 300 € par an. Avec seulement ces données, l’acheter à 50 000 € aurait été une bonne affaire.

Seulement aujourd’hui, le bien n’est pas considéré comme étant un appartement mais un local à usage d’entrepôt transformé en un studio d’habitation. Il faut donc prendre le risque d’un refus de la copropriété pour la transformation. Il n’y a aucune preuve de paiement des loyers et celui-ci est assez élévé pour le quartier (normalement aux alentours de 500 €). Pour nous, ces risques ne justifient pas un prix à 50 000 €. D’autant plus qu’il faut y ajouter quasiment 10 000 € de frais.

 

Avons-nous perdu notre temps ?

La réponse est clairement non. Aujourd’hui, nous avons un avocat prêt à nous suivre sur d’autres affaires. Nous savons que les banques nous suivront pour le prochain coup. Et nous savons maintenant pour de vrai ce qu’est une vente aux enchères.

Nous pensions être déçus si nous ne remportions pas la vente. Mais finalement une fois la déception passée, nous sommes chauds patate pour retenter le coup et trouver notre bonne affaire.

 

Pensez-vous que nous avons raté une bonne affaire ?

Répondez-nous dans les commentaires ci-dessous.

Passez à l’action et continuez à apprendre !
Greg et Elodie (alias Mr et Mme P)


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