TBA-bas-article

Marchand de sommeil : quand on part en quête d’un investissement locatif, on enchaine les visites à la recherche de la bonne affaire et parfois on est un peu surpris par ce que l’on découvre…

Comme toujours, on reste en veille sur le marché immobilier et quand une annonce alléchante se présente, on est toujours partant pour faire une visite.

Dans le cas présent, le bien présentait une rentabilité de 10%. Le premier contact avec l’agent immobilier n’était pas forcément engageant : 5 minutes de discussion pour obtenir l’adresse du bien, ça commençait mal. L’agent immobilier ne voulait pas lâcher l’adresse de peur qu’on arpente la rue à la recherche du propriétaire…

Une fois sur place, première surprise : l’agent immobilier est accompagné du propriétaire. Apparemment, elle n’a pas compris qui payait la commission et de quel côté elle devait se placer. Deuxième surprise : l’adresse n’est pas celle du bien, il faut marcher un peu pour se rendre sur place.

L’appartement en question est loué et les locataires sont présents lors de la visite. Sans entrer dans les détails, c’est un peu la misère sociale et en un coup d’œil, notre décision est prise, ce n’est pas une affaire pour nous. Mme P patiente gentiment en attendant la fin de la visite. Pendant ce temps, l’agent immobilier en profite pour prendre les mesures des pièces et vas-y que je marche sur les jouets pour prendre les mesures à droite, à gauche (bon, c’est vrai qu’en même temps on voit difficilement où mettre un pied sans marcher sur quelque chose). Et le proprio mitraille l’appartement de photos.

Une deuxième visite est prévue à une autre adresse donc on enchaîne. On pénètre dans l’immeuble et l’odeur d’humidité est à peine supportable. La cage d’escalier est attaquée par les champignons. Apparemment, cela ne semble gêner que Mme P mais elle en profite quand même pour le faire remarquer :

Mme P : « ça sent fort l’humidité quand même… »

Le proprio : « oh, oui mais vous savez, les parties communes c’est souvent comme ça… »

Mme P : « aucun propriétaire n’a envisagé de faire des travaux ? »

Le Proprio : « ben, en même temps, tant que personne s’en plaint, c’est pas la peine »

Mme P en son for intérieur : « ok d’accord, j’ai compris donc, tant qu’à se faire du fric autant louer de la merde, c’est ça la solution !! … » (Ironie, c’est le deuxième prénom de Mme P) 🙂

marchand de sommeil

L’appartement est en meilleur état que les parties communes mais il baigne dans son jus depuis les années 70 : 3 revêtements de sol différents dans 35 m2, tapisseries d’époque, idem pour les équipements de la cuisine et de la salle de bain, chambre noire sans fenêtre ni prise électrique. Ah oui et puis il y a aussi un trou béant de 50cm dans le plafond : un dégât des eaux qui apparemment ne date pas d’aujourd’hui. On précise au passage que l’appartement était loué à une personne âgée jusqu’à fin 2014.

Faire des travaux est une bonne option. La difficulté dans le cas présent, c’est que même avec un appartement refait à neuf, les parties communes seront toujours dans le même état. Pas question de faire de la location dans ces conditions.

Avant de partir, le propriétaire a tout de même proposé à Mme P ses autres biens : 3 immeubles. Le propriétaire liquide ses biens car il quitte la France. Espérons pour les locataires, qu’il a pris un peu plus soin de ceux là…

Et vous ? Avez-vous rencontré les marchands de sommeil ?

Répondez-nous dans les commentaires ci-dessous.

Passez à l’action et continuez à apprendre !
Greg et Elodie (alias Mr et Mme P)


Les lecteurs qui ont lu cet article ont aimé :


Resultats de votre recherche:

  • lescalier romaric
  • photo appart marchands de sommeil